[Frédéric Chopin - Nocturne N°20]
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|Get Drunk As Hell - Part 12|
Je me retrouve dans la même position physique, et presque raisonnée, que lors de mes quelques sombres heures passées.
Whisky et cigarettes en compagnons, Jim est également là, toujours en route vers son Alabama.
Ah, voilà Chopin qui vient m'offrir la douce liqueur de sa vingtième Nocturne.
Comment ma plume ne peut-elle pas être heureuse ?
Chacun de mes songes hantés est une goute d'encre et toutes ces notes sècheront sur la toile.
Un nouvel invité m'incite à chanter et danser sur la même chanson, Marshall et ses problèmes rythmés nous emporte tous avec tant d'aisance.
J'aimerai que tu sois là aussi, je t'espère plus que tu ne le crois, tu te perds seulement dans ton pauvre désarroi.
Timide avec les explosions amoureuses, je te comprends, mais si cela dure tu auras déçu quelqu'un capable d'entendre ta voix enrayée.
Tout semble si simple, si bête.
Il n'en est rien.
Soyons heureux de nos choix et rêves pour sourire à la vie avec l'honnêteté qu'elle mérite qu'on lui rende.
Je ne sombre plus, j'émerge.
J'ai enfin 18 ans, et ça ne signifie rien.
Toujours plongé dans l'utopie, certes, mais les courants m'emportent.
C'est comme si le détroit de Gibraltar m'avait laissé filer vers l'océan aux dires infinis.
Au moins mes lyriques illégales ne sont pas restées ancrées entre des terres à la fois trop près et trop éloignées.
Allégorie à la con, vous imaginez donc que mes raisons sont un navire traversant les eaux salées, ne vous faites pas d'idées plus que mon esprit perturbé peut en sortir, il n'est pas insubmersible.
Je pars loin, c'est le cas de le dire.
Mon bateau ivre emmène toujours Jim, Frédéric et Marshall, évidemment.
J'aurai honte d'imposer à vos yeux ce pathétique, joyeux et alcoolique brouillon, mais je le ferai quand bien même je veux qu'on m'aime pour ce que je suis et suis capable d'être.
Merci de me lire.
J'écris pour moi, mais partageant ces moments lettrés je m'oblige à m'écrire pour vous.
Same song & dance...
Le refrain vous lassera vite, ce n'est que moi.
À vous, et surtout à toi, de m'inspirer pour quelques couplets.
Je ne suis pas musicien, vous le savez bien, mais un amoureux de la vie trouvera toujours un moyen de la chanter.
Je peux aussi éviter de m'attarder sur tout cela, mais j'aime terriblement parler de tout voyage des sens.
Si je dois être bref, coupez-moi la tête, mais par pitié et souci du bonheur, n'arrachez pas mon coeur.
Et si tu m'aimes, hausses au moins un sourcil après avoir lu et relu ces lignes.
Ma plume arrête enfin son interminable élan, les mots ne se sont pas dressés qu'à son fil, c'est tout ce que cet instant d'éternité nous donne à savoir.
L'espoir appartient à la suite.
Prosternez sans soupçon vos envies sous la lune, vous verrez...
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