|Get Drunk As Hell - Part 4|
Certains soir, plus rien en va, sauf l'esprit tourmenté. Vous ne comprenez plus les doses idiotes pour pensées futiles, ici. Vous vous en servez, alors je m'en sers, en ras-de-marée, à pleine brume, et je m'en vais pour un long voyage, dont ma mémoire en fera ses trop subtiles affaires. J'embarque sur le Bateau ivre. Seul j'y suis calme, poète de mes propres heures, ici et là perdues. Mes minutes sont belles, insoupçonnées, envahissantes à profonde volonté. Je voyage parfois avec quelques camarades, venant des quatre coins des idées du monde humain. J'en rêve de belles expéditions, épicées de quelques coopérations, comme j'en ai connu à l'époque des murmures découverts de silences, au temps des amitiés par amour, au pays des psychédélires.
Certains soirs peut-être je ne m'en souviens que trop bien, eux aussi, nous étions beaux sous effets, si proches de nos réalités et nos illusions, si distants aux vôtres, je crois. La blondeur des cheveux que je n'ai jamais caressé vraiment, la noirceur de ceux que j'aime encore, vers lesquelles mes prochaines caresses seront plus belles, bienveillantes, prêtes à plus de consolation et de collations.
Certains soir je me voue aux péchés, à la perversion morale, à l'interdit de quelques idées si superficiellement importantes. Ces soirs là j'oublie le long temps pour soigner le présent, que vous trouverez encore plus dégradant.
Ce soir, je vous accompagne comme jamais, laissez-moi donc faire la fête, je vous rendrai vos bons sens demain. En attendant tout, et notre mort commune de jeunes esprits espiègles, vivez d'amour et d'eau de vie avec moi. Ainsi, peut-être, serez-vous aimée pour mon éternité, sur d'autres lignes encore.
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Je m'informe sur vos mondes, jeune demoiselle, pour en faire les miens, pour vous faire mienne.
L'idée de ta vie ne me laisse donc aucune place ? Tant pis, j'irais pleurer ailleurs...
Quoi ? Tu ne cèdes toujours pas ? Veux-tu alors que ta fin soit noyée par un lac de larmes ?
Embrasse-moi donc ! C'est tout ce que je veux ! La douceur sera plus agréable après un seul baiser, et un peu d'affection,s'il me plait... Sinon, ce ne sera que folie malsaine, te salir la peau de mes pattes boueuses, te pervertir de beaux sentiments antiques, trop humains, t'aider à devenir comme la chose que je suis.
Oui, car je ne suis qu'une chose aimante et violente, idiote et incompréhensive malgré toute volonté de perfection. Je suis devenu un ersatz de ta perfection que j'ai voulu façonné à ma façon.
Tu veux rester seule ? Puis-je alors faire partie de toi pour t'aimer de plus près ?
Sûr que j'en serais heureux, toi c'est à voir, si cette idole loupée que je suis te convie au bonheur, si tu l'acceptes.
J'irai te voir encore, et encore, jusqu'à ce que tu veuilles une chance d'être heureuse.
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Voudrais-tu vraiment vivre cent ans de violons ? Ou envies-tu la vie de lion ?
Let's rock ! Idées en vrac, valises et sacs, tout bric-à-brac, chaque brique de baraque, foutons tout au lac, fuyons l'arnaque, oublions le bac, la bac, la fac, foulons un sol qui craque.
Nous ne risquons rien, sauf notre bien, et rangeons nos lois dans de larges tiroirs, écrasons de nos pas ces trottoirs, buvons tant qu'il y a à boire, et fumez à désespoir ! L'argent n'est plus, l'obligation non plus, mettons-nos principes à nu, rêvons d'une fosse commune où chaque corps de la rue est venu, où tous les pendus se sont perdus, puis oublions-la au bout d'une centaine de fûts... et calmons-nous un peu, pour le repos des moins envieux à un reconversion vers les cieux, pour moi tes yeux.
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Je porte nos couleurs bien haut.
J'agite jusqu'à épuisement notre drapeau.
Nos ennemis arriveront bientôt à l'assaut.
Je les attends déjà à la faux.
Je chante nos paroles les plus belles, et recommencerai jusqu'à devenir vainqueur éternel.
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Ô rêve, beau rêve, face à la réalité d'un homme qui t'en veut de ne pouvoir le rendre heureux.
Je fumerai à ta santé, je crèverai pour te rendre libre d'être, d'exister, puis de périr sur la grande place.
Le temps passe, t'enlace, t'embrasse, te lasse, t'encrasse, et se casse en milles morceaux de glace.
Tes droits sont les même, fais ce que tu peux dans une humanité que tu ne veux.
Avant tout, aime. Aime ceux qui le mériteraient presque, et considère-toi chanceux.
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Pour en finir, pour en survivre, ce soir est une nuit infiniment courte. J'aime la mélancolie, mais pas assez pour te donner raison. Je m'en sers de moule au bonheur, et il m'en faut désormais peu, malheureusement ce peu d'espoir est rare. Si je te suis, promets-moi que ton chemin mène à la vraie vie, celle dont j'ai envie, et ne pense pas à moi lorsque les promesses n'engagent que ceux qui y croient, et si toi-même tu y crois, cela ne m'y emmènera pas. Reste belle au plus profond de mes espérances d'amour, amour qui, lui, restera sans doute impur. J'ai besoin d'un autre éclat pour y voir un coup de foudre, me sentir paralysé par tout ce qui ne t'entoure pas et sentir en ta beauté la plus merveilleuse agressivité divine.
Je ne crois en rien d'autre que toi, et c'est peut-être pour cela que tu ne me comprends pas.
Si seulement nous savions ce que nous faisons...
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Les suites logiques, ironiques, euphoriques se perpétuent, révèlent au monde les utopies.